Joyaux grolandais | DIE BETTWURST (Chérie, chéri)
En partenariat avec le Goethe-Institut
De son vrai nom Holger Bernhard Bruno Mischwitzky, Rosa von Praunheim (1942-2025) est considéré comme l’un des plus grands cinéastes et activistes queer depuis le début des années 70 et la révolution qu’a représenté Ce n’est pas l’homosexuel qui est pervers mais la société dans laquelle il vit. Contemporains des œuvres de Werner Schroeter, Rainer Werner Fassbinder et Ulrike Ottinger, ses films (environ 150 courts et longs métrages) mêlent allègrement l’avant-garde, l’underground, le kitsch et le camp tout en célébrant les transidentités, comme dans sa comédie musicale Stadt der verlorenen Seelen (1983). Le Fifigrot est très fier de présenter deux de ses tout premiers bijoux subversifs en partenariat avec le Goethe-Institut, tant ils sont difficiles à voir.
DIE BETTWURST (Chérie, chéri)
de Rosa von Praunheim
avec Dietmar Kracht, Luzi Kryn
(Allemagne, 1971, 1h29, VOSTFR)
Luzi et Dietmar tombent amoureux. Ils rêvent d’un mariage sur le modèle « petit bourgeois » comme on le voit dans les publicités ou les films romantiques, jusqu’à ce que le passé de Dietmar refasse surface et que Luzi soit kidnappée par ses anciens complices. Tournée avec un budget ridicule, cette « saucisse de lit » n’en est pas moins devenue archi culte, inspirant une suite en 1973 et même une comédie musicale. S’inspirant du style camp de l’underground américain, ici l’outrance prime, yeux exorbités, perruques mal ajustées, surjeu permanent où même une douche ou une conversation au téléphone devient un condensé de gestuelles hystériques et absurdes. La vie de couple dans toute sa splendeur. Il faut le voir pour le croire.
16/09 à 17h – Cinéma ABC