Guy Maddin

Le Canadien Guy Maddin se lance en 1986 dans la réalisation avec un court métrage The Dead Father. Image salie et noir et blanc à la manière des vieilles bandes des années 1920, décors semi-mythiques, son style est déjà là. Avec son premier long-métrage, Tales from the Gimli Hospital (1988), des noms comme le David Lynch d’Eraserhead ou le Luis Buñuel du Chien andalou sont évoqués. Depuis, il construit une œuvre multidisciplinaire, lyrique, surréaliste et provocante, s’appuyant sur des sujets qui ont de quoi déconcerter : un film traitant de l’inceste en haute montagne pour Careful (1992), un autre de l’organisation d’un concours de musique par une baronne de la bière cul-de-jatte avec The Saddest Music in the World (2003). En 1995, il reçoit la « Telluride Medal » pour l’ensemble de son œuvre, titre très convoité décerné à des cinéastes aussi importants que Abel Gance, Francis Ford Coppola, Andreï Tarkovski ou Clint Eastwood.