Gare au gourou avec le Gœthe Institut

Joudi 17/09 à 18h au Cratère

Heureux de poursuivre son partenariat avec le Goethe Institut, le FIFIGROT, le Festival International du Film Grolandais de Toulouse, se tiendra pour sa 9eForcément, avec une thématique sur le(s) monde(s) d’aprè(s), la programmation ne pouvait passer à côté des gourous de pacotille et autres sectes éprises des mondes parallèles. Attirés par l’univers des télévangélistes illuminés et des transes religieuses, avec toujours beaucoup d’ironie, nous avons souhaité mettre à l’honneur deux documentaires peu connus du grand Werner Herzog.

FRIC ET FOI
[Glaube und Währung]
de Werner Herzog (Allemagne, 1980, 44’, VOSTFR, documentaire)


Le Dr. Scott est un prédicateur qui anime chaque jour pendant une dizaine d’heures sa chaîne câblée. Entre deux numéros de chant très kitsch, il exhorte les téléspectateurs à se livrer totalement à Dieu, mais aussi à ouvrir leurs portefeuilles pour soutenir son église. S’ils ne donnent pas assez, alors Dieu se mettra en colère et lui avec. Herzog nous fait le portrait d’un pantin grotesque, aussi terrifiant que convaincant, en lutte avec ses propres démons. Hystérie, menaces, tout est bon pour obtenir de ses fidèles des centaines de milliers de dollars en moins d’une heure, quitte à cracher sur les bureaucrates et à se contredire. Avec ce film indéniablement comique, le réalisateur pose un regard acéré sur l’Amérique et son besoin de croire en des icônes, aussi absurdes soient-elles.

suivi de

HOW MUCH WOOD WOULD A WOODCHUCK CHUCK…
[Beobachtungen zu einer neuen Sprache]
de Werner Herzog (Allemagne, 1976, 44’, VOSTFR, documentaire)

Parti pour rencontrer une communauté Amish en Pennsylvanie, Herzog est vite attiré par une foire de vente aux bestiaux. Là, il se passionne pour ces commissaires-priseurs fous de langue, qui transforment les enchères en joute orale où la parole devient musique et amène à la transe. La répétition se fait poésie et l’étrangeté des coutumes rurales se transforme en une hallucination qui fait vriller la tête. Un pur délire de logorrhée qui nous donne à ressentir une tradition américaine proprement dingue et étourdissante.