FABRICE DU WELZ

FABRICE DU WELZ

Né à Bruxelles en 1972, Fabrice Du Welz a réalisé de nombreux films Super 8 avant de se lancer dans la réalisation. Macabre et décalé, son court Quand on est amoureux c’est merveilleux (1999) remporte le grand prix du festival de Gérardmer. Son premier long, Calvaire (2004), toujours aussi noir et caustique, continue à explorer le manque d’amour et ses conséquences et révélera son talent au grand public. Un univers trouble, aux lisières du fantastique (Vinyan, 2008), où les passions se tâchent de sang (Alléluia, 2014). Après une expérience américaine (Message From The King, 2017), il clôt la Trilogie Ardennaise avec son nouveau film Adoration.
Toutes les séances sont en sa présence


ADORATION

de Fabrice Du Welz
avec Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Laurent Lucas
(Belgique/France, 2019, 1h38)

AVANT-PREMIÈRE

 

Paul, jeune garçon de 14 ans, un peu simplet, vit avec sa mère au milieu de la forêt. Quand il rencontre Gloria, une adolescente schizophrène qui s’est enfuie de la clinique psychiatrique où travaille sa mère en tant que femme de ménage, il décide de l’aider à tout prix. De cette cavale au sein de la nature va naître un amour fou, loin du monde des adultes, qui les mènera peut-être vers un « havre de paix ». Renouant avec le réalisme magique et le conte noir de La Nuit du chasseur, la classique de Charles Laughton, le sixième film de Du Welz capte les émotions de deux enfants à la dérive, avec un sens de l’atmosphère magnifié par le travail photo de Manu Dacosse.

Joudi 19/09 à 21h45 – American Cosmograph

 

CALVAIRE
de Fabrice Du Welz
avec Laurent Lucas, Jackie Berroyer, Philippe Nahon, Brigitte Lahaie, Jo Prestia
(France/Belgique/Luxembourg, 2004, 1h30)

NOUVELLE RESTAURATION

Interdit aux moins de 16 ans

Marc Stevens, chanteur itinérant, tombe en panne au milieu de nulle part après une représentation à l’hospice. M. Bartel, un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l’a quitté, le recueille. Mais cet ancien artiste humoriste voit en Marc l’incarnation de son ex-femme et les villageois sont persuadés qu’elle est rentrée au pays. À la fois film d’horreur déviant, conte au sein de paysages hallucinés et hommage à l’univers poisseux et sexuellement dégénéré de Délivrance et Massacre à la tronçonneuse, ce premier long est un coup de maître et mérite amplement son statut de film-culte. « Un film d’amour malade » selon le réalisateur. La séquence de danse au bar est un chef-d’œuvre en soi.

Vendredi 20/09 à 12h – Gaumont

 

DES COWBOYS ET DES INDIENS : LE CINÉMA DE PATAR ET AUBIER
de Fabrice Du Welz
avec Vincent Patar, Stéphane Aubier
(Belgique, 2018, 1h10)

Inédit sur Toulouse

Portait intimiste du tandem Patar et Aubier, ovnis du monde de l’animation, pour la collection Cinéastes d’aujourd’hui consacrée aux réalisateurs belges francophones qui sortent des sentiers battus. Il narre l’histoire de leur rencontre, du collectif qui a créé une marque de fabrique et de leur cinéma, de Panique au village à Ernest et Célestine, au travers d’anecdotes. Réunissant toute la joyeuse tribu, gros son, amitié, coiffure banane, héros punks, sincères et féroces… Vous l’aurez compris, vous n’allez pas vous ennuyer avec cette histoire d’amour et d’amitié, témoin d’une époque riche du cinéma belge !

Précédé de
LA FOIRE AGRICOLE
de Vincent Patar et Stéphane Aubier
(Belgique/France, 2019, 26 min)

Jeudi 19/09 à 16h – ABC

 

 


CARTE BLANCHE FABRICE DU WELZ

Dredi 20 septemb’ à La Cinémathèque

POUR TOI, J’AI TUÉ (Criss Cross)
de Robert Siodmak avec Burt Lancaster, Yvonne De Carlo, Dan Duryea
(États-Unis, 1948, 1h27, VOSTFR, NB, 35 mm) pastile 35MM

«Sommet du film noir américain, Criss Cross est un chassé croisé démentiel d’intrigues, de flash back et de manipulations. L’histoire d’une âme damnée (Burt Lancaster), ravagée par un amour obsessionnel et inexorable pour une femme (Yvonne De Carlo) trouble et troublante… sous le regard génial de Robert Siodmak qui réussit ici un film cauchemar, sublime, réel et abstrait à la fois. » (F. Du Welz)

Vendredi 20/09 à 19h – La Cinémathèque de Toulouse

 


DÉSIR MEURTRIER

de Shôhei Imamura
avec Masumi Harukawa, Kô Nishimura, Shigeru Tsuyuguchi
(Japon, 1964, 2h30, VOSTFR, NB, 35 mm) pastile 35MM

« Adapté d’une nouvelle de Shinji Fujiwara, le cinéma de Imamura a toujours questionné le désir féminin. Dans Désir Meurtrier, cette recherche va plus loin puisqu’il nous donne à voir l’évolution sociale et psychologique d’une femme mal aimée et victime de viols … Un film sublime entre le documentaire et la fantasmagorie. Froid et clinique et pourtant traversé d’une poésie folle et sordide. Une merveille. » (F. Du Welz)

Vendredi 20/09 à 21h – La Cinémathèque de Toulouse

 

À noter :

Masterclass avec Fabrice Du Welz
Vendredi 20/09 à 14h30 – ENSAV – Entrée libre